10 erreurs fréquentes des débutants en photo de paysage

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10 erreurs fréquentes des débutants en photo de paysage

Vous êtes face à un paysage qui vous touche. Vous déclenchez, persuadé d’avoir « capté le moment » … puis, en rentrant, l’image ne raconte pas ce que vous avez vécu : le regard se perd, la photo manque de profondeur, ce n’est pas vraiment net, ou l’ambiance paraît plus banale que sur place. En photo de paysage, ce décalage est frustrant, mais il est normal. Dans la grande majorité des cas, ce n’est pas un manque de talent : ce sont quelques erreurs très fréquentes, faciles à faire quand on débute, et surtout faciles à corriger.

En bref

  • Identifier 10 erreurs fréquentes chez les débutants en photo de paysage
  • Comprendre pourquoi elles arrivent (composition, netteté, lumière, intention)
  • Appliquer des actions simples et concrètes dès la prochaine sortie

Dans cet article, je vous propose 10 pièges classiques en photo de paysage, avec des explications simples et des actions concrètes à tester sur le terrain. On va parler de sujet (pour éviter de « tout mettre »), de composition (centrage, premier plan), de point de vue, de netteté (mise au point, vitesse), de lecture de la lumière, de météo comme alliée, de l’écart entre « carte postale » et ressenti… et d’une préparation légère qui vous fait gagner un temps précieux une fois sur place.

L’idée est simple : vous aider à progresser sans pression, une sortie après l’autre.

Erreur #1 : Tout mettre dans l’image, sans sujet clair

Face à un paysage grandiose, on a souvent envie (surtout au début) de tout englober pour tout montrer. Le problème, c’est qu’en voulant tout mettre dans le cadre, il n’y a parfois plus de sujet clair dans votre composition. Résultat : le regard se perd, et la lecture de l’image devient confuse.

Pour éviter cela, commencez par observer la scène quelques instants. Demandez-vous : qu’est-ce que je veux vraiment montrer, et qu’est-ce que je veux faire ressentir ? Puis choisissez un seul sujet principal et faites plusieurs essais autour de lui : changez d’angle, de distance, de hauteur, et testez différents cadrages. Prenez le temps de travailler ce sujet jusqu’à obtenir une image qui vous ressemble. Ensuite seulement, passez au suivant.

Enfin, rappelez-vous qu’un paysage ne se photographie pas uniquement au grand angle. Une focale plus longue peut vous aider à isoler un détail, simplifier l’image et rendre le sujet plus évident. Testez aussi des compositions au téléobjectif.

Mini-exercice

  • Choisissez un sujet évident dans la scène (un arbre, une crête, un rocher, une lumière).
  • Faites 3 photos : 1 large, 1 cadrage moyen, 1 cadrage serré (si possible au télé).
  • Comparez : sur laquelle votre œil sait le plus vite quoi regarder ?

Erreur #2 : Centrer systématiquement

Quand on débute en photo de paysage, on a souvent tendance à placer le sujet (ou l’horizon) au centre de l’image. Selon ce que vous voulez raconter, cela peut très bien fonctionner… mais pas tout le temps. Et c’est souvent là que naît cette impression de photo plate ou banale, même avec un beau décor.

La composition est un élément clé en photographie. C’est un axe sur lequel vous pouvez investir une bonne partie de votre attention, simplement en testant, puis en analysant vos images avec calme.

Comment faire ?

  1. Testez plusieurs compositions sur la même scène.
    1. Horizon sur le tiers du bas (ciel dominant)
    1. Horizon sur le tiers du haut (premier plan dominant)
    1. Horizon au centre (souvent intéressant si la scène est symétrique ou minimaliste)
  2. Analysez vos images en vous posant ces questions :
  1. Qu’est-ce qui me plaît ?
  2. Qu’est-ce qui me plaît moins ?
  3. Comment mon œil parcourt-il l’image ?
  4. Y a-t-il quelque chose de gênant ou de trop “lourd” d’un côté ?
  5. Est-ce que mon sujet est vraiment clair, ou se perd-il dans le cadre ?

Enfin, regardez aussi des images d’autres photographes dans divers domaines (pas seulement le paysage) et prenez le temps de les analyser. La peinture peut être une excellente source d’inspiration : elle apprend à organiser les masses, les lignes et les zones de calme dans l’image.

Pour aller plus loin : Comment maîtriser la composition au-delà de la règle des tiers

Mini-exercice

  • Choisissez une scène simple.
  • Faites 3 photos : horizon bas, horizon haut, horizon centré.
  • Comparez : sur laquelle l’image rend le mieux, et pourquoi ?

Erreur #3 : Ignorer le premier plan

En photo de paysage, le premier plan n’est pas un détail. Il peut transformer une image jolie en image qui accroche, qui guide le regard et qui donne une vraie sensation de profondeur. Pourtant, quand on débute, on le laisse souvent de côté, soit parce qu’on pense qu’il n’est pas assez beau, soit parce qu’on se concentre uniquement sur l’arrière-plan (montagnes, coucher de soleil, sommet, nuages, etc.).

Le premier plan peut avoir plusieurs rôles :

  • Créer de la profondeur et donner une sensation d’espace
  • Amener de la perspective (en montrant une échelle)
  • Guider le regard vers le sujet principal
  • Ajouter du contexte et raconter davantage la scène
  • Renforcer l’ambiance avec des textures (rochers, herbe, neige, sable…), des traces, des détails

Mais attention : un premier plan fonctionne surtout s’il est lisible. S’il est trop sombre, trop flou, ou simplement trop “encombrant”, il peut au contraire voler la vedette au reste de l’image. Prenez aussi en compte qu’un premier plan n’est pas toujours nécessaire.

Pour progresser, prenez l’habitude de chercher un premier plan en arrivant sur place. Cela peut être simple : une pierre marquée, une touffe d’herbe, une ligne de neige, une flaque, une trace dans le sol, un motif dans la roche… Ensuite, ajustez votre position : avancez, reculez, baissez-vous, et testez. Très souvent, c’est en bougeant de quelques mètres (ou en vous mettant plus bas) que la photo prend vie.

Mini-exercice

  • Choisissez une scène avec un arrière-plan fort.
  • Cherchez 3 premiers plans différents autour de vous (texture, ligne, objet).
  • Faites 3 photos : même arrière-plan, premier plan différent.
  • Comparez : quelle version donne le plus de profondeur et pourquoi ?

Erreur #4 : Photographier à hauteur d’homme

Quand on débute, on photographie souvent un paysage debout, à hauteur d’homme, sans trop y penser. C’est naturel : on voit la scène comme ça, donc on la photographie comme ça. Le souci, c’est que ce point de vue par défaut donne fréquemment des images trop sages, avec une impression de déjà-vu. C’est un point de vue intéressant pour transmettre une scène telle qu’on la vie. Ça permet au spectateur de se plonger facilement dans la scène.

Changer de point de vue est pourtant l’un des moyens les plus simples (et les plus efficaces) pour donner plus de force à une photo de paysage. Souvent, il suffit de bouger un peu pour que la scène se réorganise : un premier plan apparaît, une ligne se place mieux, un élément gênant disparaît.

Voici trois options faciles à tester :

  • Plus bas : accroupissez-vous, mettez-vous presque au sol. Les textures du premier plan prennent de l’importance, et la profondeur augmente.
  • Plus haut : montez sur un rocher, un talus, une petite butte. Vous simplifiez parfois l’image et vous clarifiez les formes.
  • Décalé : faites quelques pas sur le côté. Cela change la façon dont les éléments se superposent et peut faire apparaître des lignes plus intéressantes.

En pratique, prenez l’habitude de faire une boucle rapide autour de votre cadrage : avancez, reculez, baissez-vous, puis décalez-vous. Vous verrez souvent très vite quelle position sert le mieux votre intention.

Pour aller plus loin, je vous invite vers cet article : Photo de montagne : 8 points de vue à connaître absolument

Mini-exercice

  • Choisissez une scène.
  • Faites 3 photos : une debout, une plus basse, une plus haute (même focale si possible).
  • Comparez : laquelle rend le mieux et la meilleure lecture selon vous ?

Erreur #5 : Faire la mise au point au mauvais endroit

Une mise au point trop proche de vous, ou au contraire trop éloignée, peut donner une image nette seulement sur une partie de la scène. En photo de paysage, si votre objectif est d’obtenir une grande zone de netteté (du premier plan jusqu’à l’arrière-plan), il est utile de connaître la notion d’hyperfocale.

C’est quoi, l’hyperfocale ?

Quand la mise au point est faite sur la distance hyperfocale, la profondeur de champ s’étend de la moitié de cette distance jusqu’à l’infini.

Par exemple, si votre distance hyperfocale est à 2 m, tout ce qui se trouve entre 1 m du boîtier et l’infini sera net.

Pour la calculer, il existe une formule, mais le plus simple est d’utiliser une application sur votre téléphone (par exemple PhotoPills) pour obtenir directement la distance à viser.

Attention : il n’est pas toujours nécessaire d’avoir une image la plus nette possible partout. Le flou peut aussi créer de la profondeur et renforcer l’ambiance. Faites des essais et regardez ce qui rend le mieux selon votre intention.

Et si vous n’arrivez pas à obtenir une netteté du premier plan à l’arrière-plan en une seule prise de vue, vous pouvez utiliser la technique du focus stacking : vous prenez la même photo plusieurs fois en changeant l’endroit de la mise au point, puis vous assemblez les images dans un logiciel comme Adobe Photoshop pour obtenir de la netteté partout.

Mini-exercice

  • Sur une même scène, faites une photo avec la mise au point au feeling, puis une photo en visant la distance hyperfocale (via l’application).
  • Comparez à 100% : où se situe la limite de netteté sur chaque image ?

Erreur #6 : Une vitesse trop lente

Une image floue n’est pas toujours liée à la mise au point. Très souvent, le flou vient simplement d’une vitesse d’obturation trop lente. Cela arrive surtout à main levée, quand la lumière baisse (fin de journée, sous-bois, temps couvert), ou quand vous utilisez une focale plus longue.

En photo de paysage, il existe une règle simple pour limiter le flou de bougé : votre vitesse ne devrait pas descendre en dessous de l’inverse de votre focale.

  • Avec un 50 mm : évitez de descendre sous 1/50 s
  • Avec un 200 mm : évitez de descendre sous 1/200 s

Ce n’est pas une règle absolue (stabilisation, technique, capteur, respiration, vent…), mais c’est un repère très utile quand on débute.

Si vous constatez que votre vitesse est trop lente, vous avez plusieurs solutions, à choisir selon la scène :

  • Ouvrir le diaphragme (si votre profondeur de champ le permet)
  • Monter les ISO (modérément, puis ajuster au post-traitement)
  • Utiliser un trépied (ou vous caler sur un support stable)
  • Déclencher avec retardateur / télécommande si vous êtes sur trépied

Le plus simple reste de tester votre matériel : faites quelques séries à différentes vitesses à main levée, puis regardez vos images à 100%. Vous saurez rapidement quelle vitesse vous permet d’être net de façon fiable.

Mini-exercice

  • À main levée, faites 3 photos à 3 vitesses différentes (par exemple : 1/30, 1/60, 1/125) à la même focale.
  • Comparez à 100% : à partir de quelle vitesse votre netteté devient-elle vraiment stable ?

Erreur #7 : Ne pas lire son histogramme

Quand vous photographiez un paysage, il est tentant de se fier uniquement à l’écran arrière. Le problème, c’est que l’écran peut être trompeur : il est influencé par la luminosité ambiante, votre réglage de luminosité, et même par vos yeux. Résultat : vous pensez parfois avoir une bonne exposition, alors que la photo est trop sombre, trop claire, ou que les hautes lumières sont déjà perdues.

L’histogramme est un outil très simple qui vous donne une information plus fiable : il montre la répartition des tons, des ombres (à gauche) aux hautes lumières (à droite). Sans entrer dans des détails techniques, l’idée est surtout de vérifier un point important : l’exposition de la photo.

Trois repères rapides peuvent vous aider :

  • Si le graphe est fortement collé à droite, vous risquez de perdre des détails dans les zones claires.
  • Si le graphe est très collé à gauche, l’image est probablement sous-exposée (ou très sombre volontairement).
  • Si le graphe est au milieu, cela ne veut pas dire que l’exposition est parfaite : tout dépend de la scène et de votre intention. Mais que la photo n’est ni cramée ni bouchée.

En pratique, prenez l’habitude de contrôler l’histogramme après une ou deux photos, surtout quand la scène est contrastée (ciel lumineux + sol sombre). Et si vous avez un doute, faites une légère correction d’exposition et reprenez une photo : cela coûte quelques secondes, mais peut sauver une image.

Pour aller plus loin : Maîtriser l’histogramme pour exposer parfaitement vos photos

Erreur #8 : Oublier que la météo peut devenir un atout

Quand on pense « belle photo de paysage », on imagine souvent un ciel bleu et une lumière parfaite. Pourtant, ce sont souvent les conditions imparfaites qui créent les images les plus vivantes. Une météo changeante peut transformer une scène ordinaire en photo forte, avec de l’ambiance, du relief et une vraie sensation de moment.

Plutôt que d’attendre la météo idéale, essayez de vous demander : qu’est-ce que cette météo permet de raconter ?

  • Brouillard : simplifie la scène, crée du mystère, met en valeur une silhouette ou une ligne.
  • Nuages bas / ciel chargé : apporte de la matière, des contrastes, une lumière plus dramatique.
  • Pluie : couleurs plus profondes, reflets, atmosphère plus intime.
  • Vent : mouvement dans les herbes, les arbres, les vagues, les nuages.
  • Neige : épure, calme, minimalisme, graphisme.
  • Orage au loin : tension, lumière très particulière (à photographier avec prudence).

L’important est de rester attentif à ce que la météo vous offre : une éclaircie qui passe, un rayon de lumière, une nappe de brume qui se déchire, une alternance d’ombres et de soleil. En photo de paysage, ces moments courts font souvent toute la différence.

Bien sûr, la météo peut aussi devenir un risque. Si le vent est violent, si l’orage approche, si les conditions se dégradent rapidement, la priorité reste la sécurité : demi-tour, itinéraire simple, et pas d’entêtement. Une photo ne mérite pas de se mettre en danger.

Mini-exercice

  • Quand la météo n’est pas « parfaite », choisissez un seul objectif : une ambiance (mystère, calme, tension, douceur).
  • Faites 3 photos en cherchant uniquement ce ressenti (cadre, lumière, éléments simples).
  • Comparez : laquelle transmet le mieux l’ambiance du moment ?

Erreur #9 : Chercher la carte postale plutôt que ton ressenti

Quand on débute en photo de paysage, on cherche souvent à reproduire une image idéale : un grand panorama, une belle lumière, une scène qui ressemble à ce qu’on a déjà vu ailleurs. C’est normal. Le risque, c’est que la photo devienne une carte postale : jolie, mais impersonnelle, sans lien réel avec ce que vous avez vécu sur place.

Or, une image forte n’est pas seulement une image belle. C’est une image qui porte une intention : un calme, une tension, une grandeur, une solitude, une douceur… et cette intention peut guider vos choix, même avec un paysage simple.

Pour sortir de la « carte postale », commencez par vous poser une question très directe : qu’est-ce qui m’a touché ici ?
Puis traduisez ce ressenti en décisions concrètes :

  • Si vous ressentez du calme : simplifiez le cadre, cherchez des lignes douces, une scène épurée, des tons sobres.
  • Si vous ressentez de la grandeur : incluez une échelle (un arbre, une crête, un personnage), utilisez un point de vue plus bas ou plus large.
  • Si vous ressentez de la tension : cherchez des contrastes, un ciel chargé, une lumière tranchée, une composition plus dynamique.
  • Si vous ressentez de la douceur : privilégiez une lumière diffuse, des transitions, des couleurs moins agressives.

Cela ne veut pas dire faire compliqué. Au contraire : plus votre intention est claire, plus vous pouvez enlever des éléments inutiles, et garder uniquement ce qui sert l’image.

Mini-exercice

  • Avant de cadrer, choisissez un mot pour définir votre ressenti (calme, grandeur, mystère, tension, douceur…).
  • Faites une photo en cherchant à traduire ce mot par vos choix (cadre, point de vue, lumière).
  • Puis faites une deuxième photo “classique” du même endroit. Comparez : laquelle vous ressemble le plus ?

Erreur #10 : Ne pas préparer sa sortie

La préparation peut sembler moins inspirante que la prise de vue. Pourtant, en photo de paysage, elle fait souvent la différence entre une sortie où vous subissez (météo, timing, matériel, stress) et une sortie où vous avez l’esprit plus libre pour observer, composer et attendre la bonne lumière.

Préparer une sortie ne veut pas dire tout contrôler. Cela veut surtout dire enlever quelques sources de friction, pour arriver sur place avec de l’énergie et de la disponibilité.

Voici une préparation simple, en trois temps.

La veille (5–10 minutes)

  • Vérifiez la météo (nuages, pluie, vent) et l’évolution prévue.
  • Repérez un ou deux points de vue possibles (carte, photos, accès).
  • Regardez rapidement les horaires utiles (lever/coucher du soleil, heure bleue si vous en avez besoin).
  • Préparez votre sac : batteries chargées, cartes mémoire, trépied si nécessaire, vêtements adaptés.

Avant de partir (2 minutes)

  • Posez-vous une intention simple : « Je viens chercher une ambiance », « Je travaille la composition », « Je teste le premier plan ».
  • Vérifiez l’essentiel : batterie, carte, objectif monté, chiffon, protection pluie si besoin.

Sur place (1-5 minutes)

  • Faites une pause d’observation : lumière, direction du vent, éléments qui attirent le regard.
  • Choisissez un premier cadrage test, puis ajustez calmement.

Cette préparation légère vous évite de courir après le temps. Et surtout, elle vous aide à être plus présent sur le terrain : c’est souvent là que la photo se construit.

Pour aller plus loin : Comment préparer une sortie photo en montagne ?

Conclusion

Si vous vous êtes reconnu dans une ou plusieurs de ces erreurs, c’est plutôt bon signe : cela veut dire que vous êtes en train d’apprendre. En photo de paysage, les progrès viennent rarement d’un déclic magique. Ils viennent surtout d’une chose simple : repérer un point précis à améliorer, le travailler sur une ou deux sorties, puis passer au suivant.

Pour vous aider à garder le cap, voici une manière très simple d’utiliser cet article :

  • Choisissez 1 ou 2 erreurs qui vous parlent le plus.
  • À votre prochaine sortie, faites-en votre objectif principal (pas tout en même temps).
  • Faites quelques essais, puis prenez 2 minutes au retour pour analyser ce qui change dans vos images.

Et surtout, gardez en tête que la photo de paysage n’est pas une course. Votre regard se construit avec le temps, et votre style aussi. Plus vous serez clair sur ce que vous cherchez à raconter (un lieu, une lumière, une ambiance, un ressenti), plus vos images deviendront cohérentes, même avec un matériel simple.

Un grand merci d’avoir pris le temps de me lire jusqu’au bout ! N’hésitez pas à partager et à transmettre cet article à d’autres passionnés !

FAQ

Faut-il toujours un grand angle en photo de paysage ?

Non. Le grand angle est utile, mais un téléobjectif peut simplifier l’image, isoler un sujet et renforcer la lecture.

Où faire la mise au point en photo de paysage ?

Si vous voulez de la netteté du premier plan à l’infini, l’hyperfocale est un bon repère. Sinon, faites la mise au point sur l’élément le plus important de votre image.

Quelle vitesse minimale à main levée pour éviter le flou ?

Un repère simple est de ne pas descendre sous l’inverse de la focale (ex. 1/200 s à 200 mm). Ensuite, adaptez selon votre stabilité et la scène.

Pourquoi l’écran de l’appareil photo peut tromper l’exposition ?

La luminosité ambiante et le réglage de l’écran influencent votre perception. L’histogramme donne une lecture plus fiable, surtout pour protéger les hautes lumières.

Comment éviter l’effet « carte postale » ?

En partant d’une intention (calme, grandeur, tension…) et en simplifiant le cadre pour ne garder que ce qui sert ce ressenti.

La météo « mauvaise » vaut-elle le coup en paysage ?

Souvent oui : brouillard, pluie, ciel chargé créent de l’ambiance. La priorité reste la sécurité si les conditions deviennent risquées.

Comment progresser sans se disperser ?

Choisissez 1–2 points à travailler par sortie (ex. sujet + premier plan), faites quelques variantes, puis analysez calmement au retour.

Ludovic Angiolini

Je suis passionné par la montagne et la photo. Avec Regards d’Altitude, j’ai envie de transmettre cette passion. Mais pas uniquement à travers des réglages et des tutoriels techniques. Ce blog est aussi une invitation à ralentir, à ressentir, à s’interroger : Pourquoi je photographie ? Qu’est-ce que je cherche à dire ? À vivre ?

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