Il y a des scènes que l’on a tous déjà photographiées : une cascade qui dévale les rochers, une rivière en mouvement, des vagues qui viennent mourir sur le rivage. Sur l’écran de l’appareil, le résultat est souvent “correct”, mais il manque quelque chose. Puis, en allongeant simplement le temps de pose, la scène se transforme : l’eau devient douce et soyeuse, les mouvements se fondent, l’ambiance se calme. C’est là que la magie de la pose longue opère.
La pose longue utilise un temps d’exposition prolongé, ce qui en fait une technique très appréciée en photo de paysage. Elle consiste à rallonger le temps d’exposition pour enregistrer le mouvement plutôt que de le figer. Une cascade que vous photographiez à vitesse rapide sera stoppée dans son élan, chaque goutte presque figée dans l’air. En la photographiant pendant plusieurs secondes, le flux d’eau se transforme en un voile fluide, presque cotonneux, qui donne une impression de douceur et de continuité.
Ce changement n’est pas seulement esthétique : il modifie profondément la façon dont on ressent une image. Une vitesse rapide mettra en avant la puissance, le dynamisme, parfois même la violence des éléments. À l’inverse, une vitesse d’obturation lente va calmer la scène, simplifier les détails, inviter au ressourcement et à la contemplation. C’est un formidable outil pour traduire une émotion, une atmosphère, une intention personnelle plutôt que de simplement montrer ce qu’il y avait devant l’objectif.
La bonne nouvelle, c’est que la pose longue en photographie de paysage est accessible à tous. Avec un trépied, quelques réglages simples et un filtre ND, vous pouvez déjà commencer à transformer vos paysages. Dans ce guide, nous allons voir ensemble ce qu’est réellement la pose longue, dans quels types de paysages elle fonctionne particulièrement bien, le matériel utile, comment faire la mise au point et choisir vos réglages, ainsi que les erreurs fréquentes à éviter. L’objectif : vous donner une méthode claire et sereine pour apprivoiser le temps… une image après l’autre.
Comprendre la pose longue
Ce que la pose longue change dans une photo
La vitesse d’obturation a un impact direct sur la perception du mouvement dans une image. Avec une vitesse rapide, le mouvement va être figé : chaque goutte d’eau, chaque vague, chaque élément mobile reste bloqué dans l’instant. À l’inverse, avec une vitesse plus lente, le mouvement va s’étirer dans le temps et créer un effet de filé.
En pose longue, surtout en photo de paysage, vous ne vous contentez plus de montrer ce qui se passait à un instant précis : vous montrez la trace du mouvement dans le temps. Une rivière se transforme en flot continu et lisse, des vagues se transforment en matière douce et soyeuse, les nuages dessinent des lignes dans le ciel.
Voici une série d’image à des vitesses différentes :





Quand la pose longue a du sens
La pose longue aura du sens en fonction de votre intention. Une pose longue sur de l’eau va plutôt faire ressentir le calme, la plénitude, le ressourcement. À l’inverse, une vitesse rapide qui fige le mouvement va davantage mettre en avant la puissance, le déchaînement des éléments, le côté brut de la scène. Comparez les deux images suivantes et observez ce que vous ressentez face à chacune d’elles.

Vitesse : 1/6 s

Vitesse : 1/125 s
Posez-vous la question suivante : Qu’est-ce que je veux faire ressentir à travers ce paysage ?
Si vous avez besoin de figer un mouvement (une vague qui éclate sur un rocher, des embruns, des gouttes suspendues), il faudra utiliser une vitesse rapide. Si, au contraire, vous voulez traduire le temps qui passe, la douceur ou le calme d’une scène, la pose longue sera votre meilleur allié.
Le matériel indispensable
Le trépied : la base de la pose longue
Le trépied est essentiel à la pratique de la pose longue. En effet, cela nécessitera un temps de pose de plusieurs secondes et donc il est indispensable de stabiliser l’appareil photo pour cet exercice. Sans trépied, pas de stabilisation, et sans stabilisation, pas de photos nettes.
Tous les trépieds ne se valent pas en matière de stabilité. Préférez quelque chose de robuste mais aussi compact et léger. Pour la montagne, j’ai un trépied en carbone assez léger et compact, ce qui me permet de le prendre avec moi sans me rajouter trop de poids sur le dos.
Télécommande ou retardateur
Lorsque vous appuyez directement sur le déclencheur de votre appareil photo, cela provoque un petit mouvement du boîtier. En pose longue, ce léger mouvement peut suffire à rendre l’image floue. Pour éviter cela, l’idéal est d’utiliser une télécommande (filaire ou sans fil) ou le retardateur intégré de votre appareil photo.
Le principe est simple : vous déclenchez sans toucher l’appareil. Avec un retardateur de 2 s ou 5 s, par exemple, les vibrations dues à l’appui sur le déclencheur ont le temps de se dissiper avant le début de la prise de vue. Le but est d’éviter que votre appareil photo ne bouge au moment précis où l’obturateur s’ouvre, afin de ne pas avoir de flou lié au déclenchement.
Filtres ND
Le filtre gris neutre ou filtre ND (Neutral Density) permet de diminuer la quantité de lumière qui arrive jusqu’au capteur. En réduisant la lumière, il vous permet d’augmenter le temps de pose sans surexposer votre image. En plein jour, c’est souvent ce filtre qui rend la pose longue possible en photo de paysage.
Il existe plusieurs intensités de filtres ND, qui permettent de plus ou moins assombrir la scène et donc de rallonger plus ou moins le temps de pose. Certains filtres ne font gagner que quelques stops, d’autres comme les ND « forts » (par exemple ND500 ou ND1000) permettent de passer d’un temps de pose très court à plusieurs secondes, voire plus.
| Intensité | Nombre de STOP de perdus | Multiplication du temps de pose |
| ND2 | 1 STOP | 2x |
| ND4 | 2 STOP | 4x |
| ND8 | 3 STOP | 8x |
| ND16 | 4 STOP | 16x |
| ND32 | 5 STOP | 32x |
| ND64 | 6 STOP | 64x |
| ND100 | 6 2/3 STOP | 100x |
| ND256 | 8 STOP | 256x |
| ND400 | 8 2/3 STOP | 400x |
| ND500 | 9 STOP | 500x |
| ND1000 | 10 STOP | 1000x |
Personnellement, j’utilise en journée un filtre ND500 ou ND1000 en fonction des conditions lumineuses et du résultat souhaité. Il est difficile de recommander un seul filtre universel, car cela dépend de la manière dont vous souhaitez travailler vos poses longues. L’essentiel est de choisir un filtre que vous utiliserez réellement : cela ne sert à rien de vous encombrer d’une collection de filtres ND qui restera au fond du sac.
Je vous déconseille de commencer avec un filtre ND variable bon marché. Ces filtres peuvent être pratiques sur le papier, mais certaines marques de filtres ND variables ont tendance à dégrader la qualité de l’image (perte de piqué, dominante de couleur, croix sombre dans l’image, etc.).
Pour la pose longue, privilégiez un filtre ND fixe de bonne qualité. Une densité fixe offre un comportement prévisible et des résultats plus réguliers. Un seul bon filtre fixe peut largement suffire pour commencer à explorer la pose longue en photo de paysage, sans vous encombrer de trop de matériel.
Quels paysages se prêtent le mieux à la pose longue ?
En photo de paysage, la pose longue fonctionne dès qu’un élément bouge dans la scène : eau, nuages, lumière, circulation, personnes… C’est ce mouvement que vous allez pouvoir transformer pour créer une ambiance particulière. Ce qui va définir votre choix va être votre intention photographique. Voici quelques types de scènes où la pose longue en photo de paysage donne des résultats vraiment intéressants.
L’eau en mouvement
L’eau est sans doute le sujet le plus simple pour débuter la pose longue. Une cascade, une rivière, des vagues ou même un petit ruisseau se transforment complètement dès que vous rallongez le temps de pose.
Avec une vitesse rapide, vous figez chaque goutte et chaque éclaboussure. En pose longue, l’eau devient plus lisse, plus douce, et crée une texture soyeuse qui apporte une sensation de calme à l’image. Que vous soyez en montagne au bord d’une cascade, sur une plage face aux vagues ou au bord d’un lac, la pose longue permet de simplifier la scène et de mettre davantage en valeur les rochers, les lignes du rivage ou la lumière.

Vitesse : 1 seconde

Vitesse : 30 s
Les nuages poussés par le vent
Les nuages sont aussi d’excellents candidats pour la pose longue, surtout lorsqu’il y a un peu de vent. Avec un temps de pose plus long, ils s’étirent et créent des traînées dans le ciel. On perd un peu de détail dans leur texture, mais on gagne en graphisme et en direction.
En pose longue, les nuages peuvent devenir des lignes qui guident le regard. C’est une très bonne façon d’ajouter du dynamisme à un paysage.

Vitesse : 120 s
Scènes nocturnes et lumières artificielles
Dès que la lumière baisse, les temps de pose s’allongent naturellement. La nuit, la pose longue devient presque incontournable pour conserver du détail dans la scène. En ville, dans un village ou dans un paysage avec quelques lampadaires, elle permet de jouer avec les lumières artificielles.
Les phares de voiture se transforment en filés lumineux, les lampadaires créent des petites étoiles autour de la source de lumière, et l’ensemble de la scène gagne en atmosphère. En photo de paysage, que ce soit dans une rue de village ou sur une route de montagne, ces filés et ces étoiles de lumière peuvent devenir des éléments graphiques à part entière.

Vitesse : 54 s
Astrophotographie
L’astrophotographie est une autre façon d’utiliser la pose longue en paysage. Si vous voulez intégrer la Voie lactée dans une scène, vous aurez besoin d’augmenter le temps de pose pour capter suffisamment de lumière. Le but n’est pas de faire des poses de plusieurs minutes, mais de trouver un compromis : un temps de pose assez long pour faire ressortir les étoiles, tout en évitant qu’elles ne se transforment en traits.
En combinant un ciel étoilé ou la Voie lactée avec un paysage (tente, sommet, lac, cabane, arbre…), vous pouvez créer des images très immersives. La pose longue devient alors un outil pour révéler ce que l’œil nu perçoit mal dans l’obscurité.

Vitesse : 25 s
Utiliser la pose longue pour « vider » une scène
La pose longue a un dernier effet très pratique : elle permet de réduire, voire de faire disparaître, la présence des gens dans une scène très fréquentée.
Pendant toute la durée de l’exposition, le capteur enregistre ce qui reste au même endroit : bâtiments, montagnes, arbres, rochers… En revanche, les personnes en mouvement traversant rapidement le cadre sans occuper la même position assez longtemps disparaissent. Si le temps de pose n’est pas assez long ou si les personnes ne se déplacent pas beaucoup leur passage peut ainsi apparaître sous la forme de légers fantômes.
C’est une technique très utile pour photographier un point de vue touristique, une place animée ou une rue passante, tout en gardant une image presque vide, centrée sur le paysage ou l’architecture.
Mise au point et réglages
Préparer la scène avant de toucher aux réglages
Avant de régler votre appareil photo pour une pose longue, commencez par préparer votre prise de vue. Prenez un moment pour réfléchir à votre composition :
Quel est le sujet principal ? Quel cadrage fonctionne le mieux ? Quels éléments fixes et quels éléments en mouvement voulez-vous faire ressortir ?
Une fois cette intention clarifiée, installez votre trépied au bon endroit, en vous assurant de sa stabilité, puis ajustez-le pour obtenir la composition qui correspond à votre envie.
En journée, je vous invite à commencer par une première photo « normale », sans pose longue. Cela vous permet de vérifier rapidement votre cadrage, votre composition et votre exposition avant de passer aux réglages spécifiques pour la pose longue en photo de paysage.
Mise au point avec un filtre ND
Selon la luminosité de la scène, il peut être compliqué, voire impossible, de faire la mise au point avec le filtre ND déjà vissé sur l’objectif, surtout avec un filtre très dense comme un ND1000. Dans ce cas, la méthode la plus simple est la suivante :
- Faites d’abord la mise au point sans le filtre ND.
- Passez ensuite votre mise au point en mode manuel pour qu’elle ne bouge plus.
- Vissez le filtre ND sur l’objectif.
- Utilisez le mode Live View et zoomez dans l’image pour vérifier que la netteté est correcte.
Cette façon de faire sécurise la mise au point en pose longue et vous évite de vous battre avec une visée trop sombre à travers le filtre.
Mise au point de nuit
La nuit, la mise au point devient souvent le point le plus délicat de la pose longue en paysage. L’autofocus a tendance à patiner, faute de lumière suffisante.
Pour réussir la mise au point de nuit, le plus simple est de passer en mode manuel et de régler la bague de mise au point vers l’infini. Ensuite :
- Activez l’écran arrière de l’appareil.
- Zoomez sur une étoile ou sur une lumière lointaine (lampe, maison, lampadaire).
- Ajustez doucement la bague de mise au point jusqu’à ce que ce point lumineux soit le plus net possible.
Une fois la mise au point faite, ne touchez plus à la bague avant la prise de vue. Si vous devez recadrer, faites-le en déplaçant légèrement le trépied ou la rotule, mais sans modifier la mise au point.
Réglages de base en mode manuel
Pour obtenir une image propre en pose longue, l’idée est de garder un maximum de qualité tout en maîtrisant l’exposition.
En général, pour la pose longue en photo de paysage, vous pouvez partir sur la base suivante :
- ISO : au plus bas possible (100 ISO en général), pour limiter le bruit numérique. Pour l’astrophotographie, il faudra accepter de monter plus haut.
- Ouverture : f/8 à f/11 pour avoir une bonne profondeur de champ et un bon piqué.
- Temps de pose : c’est la variable que vous allez le plus faire varier, en fonction de la lumière et de l’effet recherché (eau juste adoucie, complètement lisse, nuages très étirés, etc.).
Au début, il faudra expérimenter : faites un test, regardez le résultat, ajustez le temps de pose et recommencez. Avec la pratique, vous finirez par avoir des repères et à trouver plus rapidement les bons réglages pour vos poses longues.
Stabilisation
La stabilisation a de vrais avantages à main levée : elle permet de photographier avec des vitesses relativement basses tout en gardant une image nette.
En revanche, en pose longue sur trépied, c’est l’inverse : il est important de désactiver la stabilisation. Sinon, le système de stabilisation peut chercher à compenser un mouvement qui n’existe pas et créer des micromouvements… donc du flou dans votre image.
Pensez à désactiver la stabilisation, qu’elle soit sur l’objectif, sur le boîtier, ou sur les deux.
Routine simple pour une pose longue réussie
Pour résumer, voici une routine simple que vous pouvez suivre pour vos poses longues en paysage :
- Installer le trépied et vérifier sa stabilité.
- Désactiver la stabilisation de l’objectif et/ou du boîtier.
- Composer la scène et choisir votre cadrage.
- Régler la prise de vue en mode télécommande ou retardateur.
- Régler les ISO et l’ouverture (base de vos réglages de pose longue).
- Faire la mise au point (autofocus), puis passer en mise au point manuelle.
- Ajouter le filtre ND si nécessaire.
- Choisir un temps de pose en fonction de l’effet voulu.
- Déclencher avec le retardateur ou la télécommande.
- Vérifier le résultat (netteté + exposition) et ajuster si besoin.
En suivant cette routine, vous avez une base claire pour vos réglages de pose longue, sans vous perdre dans les menus ou les essais au hasard.
Les erreurs fréquentes
En pose longue, le moindre détail peut suffire à gâcher une photo : un trépied mal installé, une stabilisation oubliée, une goutte d’eau sur le filtre… Voici trois erreurs fréquentes en pose longue en photo de paysage, et comment les éviter simplement.
Trépied instable
Un trépied mal posé au sol peut bouger au moment de la prise de vue et se « caler » une fois la photo terminée. Résultat : un flou léger mais bien présent sur toute l’image.
S’il est posé en équilibre sur un rocher, un muret ou une pente, il peut même basculer et endommager votre matériel dans sa chute.
En pose longue, prenez l’habitude de :
- Vérifier que chaque pied est bien en appui solide sur le sol,
- Eviter les positions bancales “juste pour avoir un meilleur cadrage”,
- Alourdir le trépied si possible (sac accroché au crochet sous la colonne centrale).
Un trépied stable est la base pour éviter le flou de bougé en pose longue.
Stabilisation laissée activée
Comme mentionné plus haut dans l’article, la stabilisation a de vrais avantages à main levée. Mais en pose longue sur trépied, c’est souvent l’inverse : le système de stabilisation peut se mettre en route au moment de la prise de vue, chercher à compenser un mouvement qui n’existe pas… et créer des micro-vibrations.
Parmi les erreurs courantes en pose longue, celle-ci revient très souvent : on installe tout correctement, on règle bien le temps de pose, mais on oublie de désactiver la stabilisation.
Avant chaque série de poses longues, pensez à :
- Désactiver la stabilisation de l’objectif et/ou du boîtier.
- Vérifier ce point à chaque changement d’objectif.
C’est un réflexe simple qui évite beaucoup d’images floues.
Matériel sale
Une poussière, une trace de doigt ou une goutte d’eau sur la lentille frontale ou sur le filtre ND va dégrader l’image à un endroit précis. Selon la taille et la position de la saleté, il sera parfois impossible de corriger le défaut proprement en post-traitement.
Si vous faites de la pose longue au bord de l’eau (rivière, cascade, mer, lac), soyez particulièrement attentif aux éclaboussures et aux embruns. Ils se déposent très vite sur le filtre ou sur la lentille frontale.
Pour éviter ce problème en pose longue :
- Gardez toujours un chiffon microfibre propre dans votre poche.
- Vérifiez régulièrement l’état de la lentille et du filtre ND.
- Essuyez les gouttes dès que vous sentez que l’eau projette des éclaboussures.
Un matériel propre, c’est une image plus nette et plus facile à traiter ensuite.
Conclusion
En photographie, on parle souvent de lumière, de composition ou de matériel. On oublie parfois que le temps de pose est tout aussi essentiel. La pose longue en photo de paysage est une façon de jouer avec ce temps : transformer le mouvement de l’eau, des nuages ou des lumières en une image plus épurée, plus calme, parfois presque irréelle.
Tout au long de cet article, vous avez découvert les bases pour comprendre ce qu’est la pose longue, choisir les paysages qui s’y prêtent le mieux, préparer votre scène, réussir la mise au point, trouver des réglages simples en mode manuel et éviter les erreurs les plus fréquentes. Avec ces repères, vous avez déjà tout ce qu’il faut pour commencer à pratiquer la pose longue en paysage de manière sereine.
La pose longue est aussi une invitation à ralentir intérieurement. Elle vous oblige à prendre le temps de vous poser, d’observer le paysage, de sentir le mouvement de l’eau et des nuages, de choisir ce que vous voulez vraiment faire ressortir. C’est un moment où la technique se met au service de votre regard et de votre ressenti, pour créer des images qui vous ressemblent davantage.
Alors, la prochaine fois que vous serez au bord d’une rivière, face à une cascade, au bord de la mer, au bord d’un lac ou en ville la nuit, prenez un instant pour vous demander : « Et si j’essayais une pose longue ? ». Sortez le trépied, installez calmement votre matériel, faites vos réglages, lancez l’exposition… et laissez le temps faire son travail, une pose longue après l’autre.
Un grand merci d’avoir pris le temps de me lire jusqu’au bout ! Si cet article vous a aidé à mieux comprendre la pose longue en photo de paysage, n’hésitez pas à le garder sous la main, à revenir dessus lors de vos sorties et à le partager à d’autres passionnés qui ont envie, eux aussi, d’explorer cette façon de photographier le temps qui passe.


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